Le poumon vert de la Juridiction
Outre son site exceptionnel formé par une succession de combes, la commune offre un magnifique panorama depuis le rebord du plateau calcaire où se dresse son église romane ; une vue sur toute la vallée de la Dordogne s’offre au visiteur. L’appellation « des Combes » rappelle le souvenir de la forêt de « Cumbis » (racine grecque « kumbe » qui signifie cavité) qui recouvrait la chaîne de coteaux allant de Saint-Emilion à Saint-Laurent et dans laquelle le moine Emilion aurait cherché asile au temps des Sarrasins.
Quoi de mieux que d’emprunter les sentiers de randonnées pour partir à la découverte des vignes, des bois et du patrimoine rural. La Justification de l’inscription de la commune sur la liste du Patrimoine Mondial au titre des paysages culturels trouve toute sa place dans l’imbrication harmonieuse de ces divers éléments. La beauté qui émane de ces coteaux, baignés par le soleil, laisse rêveur. En 1991, une partie de la commune a été inscrite à l’inventaire des Zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF). Elle se caractérise par un intérêt biologique
remarquable, d'une superficie limitée et particulièrement sensible. Sur les 38 hectares boisés, la commune en possède 18 hectares, légués en 1918 par le Professeur Jean-Louis FAURE, à charge de les entretenir pour qu’ils soient le poumon vert de la Juridiction.
Outre Monsieur FAURE, membre de l’Académie de Médecine, d’autres personnalités ont marqué de leur empreinte l’histoire de la commune. Jean de Foix avec le château de Candale à l’époque médiévale, Raymond-Théodore TROPLONG, Président du Sénat (1852-1869), ou encore le médecin-général René LABUSQUIERE, géant de la médecine tropicale.
S’il s’agit d’une petite commune, il n’en demeure pas moins qu’elle a, à sa manière, pris part à certains grands moments de l’Histoire de France. Ainsi, le 15 mai 1814 eut lieu une grande fête en l’honneur du retour du roi Louis XVIII et de la présence dans le département du duc d’Angoulême. « Le drapeau blanc est arboré. Une messe solennelle, avec le Te Deum est célébrée. Un banquet réunit les habitants. Le soir, il y a des danses et le bourg est illuminé ». L’anecdote de Saint-Laurent des Combes : la vie de bourg, qui se situait principalement autour de l’église du village, s’est déplacée au pied du coteau avec l’arrivée du chemin de fer dans la seconde moitié du XIXe siècle.